lancement hivernal 2026 de CIT
Rappelons-nous à quoi ressemblaient les pièces commémoratives nationales il y a seulement dix ou vingt ans : plates, en argent, gravées d’un bâtiment, d’un anniversaire ou d’une date de naissance ou de décès dont personne ne se souciait vraiment. Si ce n’est plus le cas aujourd’hui, c’est principalement grâce à des hôtels de monnaie privés tels que CIT, qui ont montré aux hôtels de monnaie nationaux à quoi doivent ressembler les pièces contemporaines pour plaire à un large public.
Des motifs inhabituels occupent le devant de la scène
Les personnages historiques ne jouent donc qu’un rôle mineur dans le lancement hivernal 2026 de CIT. Ce sont plutôt des motifs esthétiques qui façonnent l’action. Ils visent tous à susciter des émotions fortes. Ce que j’entends par là est illustré par une pièce des Îles Cook portant le nom évocateur de « Wave » (vague). À l’instar de l’artiste japonais Hokusai avant lui, CIT se concentre sur l’indescriptible : la puissance destructrice de la nature symbolisée par la vague dévorante.
Ce n’est qu’au deuxième coup d’œil que le connaisseur reconnaît le haut niveau de maîtrise technique que B. H. Mayers Kunstprägeanstalt, partenaire de longue date de CIT, a insufflé à cette pièce. L’œuvre d’art a été frappée selon le procédé proof, puis patinée avec du noir obsidienne. Les zones brillantes de la pièce ne sont pas peintes, mais brillent à travers la surface. Techniquement et artistiquement, c’est un chef-d’œuvre. La technologie qui se cache derrière s’appelle Nanoshine – et elle n’est utilisée que pour la deuxième fois sur cette édition.
Un autre exemple de cette perspective inhabituelle est la première pièce d’une nouvelle série intitulée « Bionics ». La bionique fait référence à une technologie de pointe inspirée de la nature, comme notre fermeture Velcro. Elle imite la technique utilisée par certaines plantes depuis des milliers d’années pour disperser leurs graines. On retrouve également la bionique dans les orchidées. Avec leurs structures tridimensionnelles complexes, elles ont influencé notre architecture. Leurs fleurs sont composées d’éléments à double courbure, de nervures et d’articulations, qui sont aujourd’hui utilisés dans la construction pour allier une stabilité maximale à un poids minimal.
Pour rendre justice au sujet, CIT a considérablement agrandi la fleur d’orchidée et mis en valeur ses structures. Cela offre une vue inhabituelle et captivante de cette plante, qui a été dotée d’un relief impressionnant grâce à la technologie de pointe Smartminting®.
Les peurs et les sentiments dans les dessins des pièces
Lorsqu’une tête humaine apparaît sur une pièce CIT, elle transcende sa nature et atteint le niveau des émotions. Phobias est le nom de la série, dont la troisième édition vient de sortir. Elle se concentre sur un clown, car la coulrophobie est le nom donné à la peur excessive des clowns. Contrairement à la claustrophobie et à l’agoraphobie, la coulrophobie est relativement récente. Elle s’est répandue depuis les années 1990 et a été alimentée par de nombreux films. Il ne s’agit en aucun cas d’un phénomène marginal. Comme l’a souligné une étude réalisée en 2023, 5 % des personnes interrogées souffraient de coulrophobie.
Avec des motifs tels que celui-ci, CIT poursuit un phénomène numismatique qui a débuté en 2019 avec « Trapped ». À l’époque, une pièce de monnaie avait été utilisée pour la première fois pour transmettre uniquement une émotion. Aujourd’hui, la première édition de « Trapped » est l’une des icônes de la numismatique contemporaine.
Il va sans dire que « Coulrophobia » se caractérise également par un savoir-faire exceptionnel. La combinaison d’un haut relief dans un flan rond concave, rempli d’émail et coloré, est quelque chose que personne ne peut facilement reproduire.
L’ancien procédé de guillochage modernisé pour la numismatique
CIT a créé pour la Mongolie une pièce qui, à première vue, reprend un thème courant sous une forme classique. Gengis Khan est représenté sur la face de la pièce. Cette représentation fait référence à une statue qui a été dévoilée à Oulan-Bator le 1er mars 2025. Son musée abrite désormais une statue de Gengis Khan de 7 mètres de haut et pesant 13 tonnes, entièrement recouverte d’or mongol, dont l’image figure sur une pièce en argent, en or et en petit or de CIT.
Bien sûr, CIT aurait pu concevoir une image normale et représentative pour cette pièce. Mais si vous regardez cette pièce de plus près, vous verrez quelque chose de complètement différent. CIT traduit la vénération dont fait l’objet le grand Khan en Mongolie dans l’ancien procédé de gravure guillochée. Le souverain médiéval apparaît presque comme un dieu grâce aux rayons fins qui l’entourent.
Ils sont le résultat d’une technique qui remonte au XVIIe siècle et qui est devenue célèbre grâce à son utilisation sur les boîtiers de montres et les billets de banque. Alors qu’à l’époque, les lignes étaient appliquées de manière semi-automatique et semi-manuelle, CIT et B. H. Mayer ont adapté cette technique ancienne à la numismatique.
Terminons ce bref aperçu du lancement hivernal de CIT avec un thème intemporel. Les dinosaures restent un objet de collection très prisé. Et lorsqu’une jolie pièce à l’effigie d’un dinosaure contient également un minuscule fragment de fossile précieux, nous avons là l’objet idéal pour le marketing croisé. Le Carcharodontosaurus sur la pièce de 5 dollars des Îles Cook n’intéressera pas seulement les collectionneurs de pièces, mais aussi tous les collectionneurs de fossiles qui ne pourront jamais s’offrir une dent complète de Carcharodontosaurus. Le fait que les designers de CIT aient également réussi à intégrer ce que nous appelons aujourd’hui le « facteur mignon » dans le design est un coup de génie. Le design au revers plaît également aux jeunes femmes.
Toutes les pièces du lancement hivernal 2026 de CIT sont disponibles sur le site web de CIT.
CIT a mis en ligne un film impressionnant sur son lancement hivernal sur YouTube.
Texte d’Ursula Kampmann
